Inde 17 - De Cochi à Allepey

25decembre

Encore plus de carte postales!Notre bus s’est finalement arrêté à Ernakulam. La ville est encore endormie, nimbée d’une légère brume si caractéristique des villes côtières. Il nous faut prendre un bateau-navette un petit quart d’heure pour rejoindre Fort Cochin, le cœur historique de la ville. Nous sommes pratiquement seuls sur le bateau, et la journée de noël commence.

Amelie a testé les Appam (galette de riz assez élastique) et Biswa a eu ses idlis (« yum yum idlis » écrit-il sur le coin de la page). Nous avons rejoint la guest house Hebron Inn, une famille adorable, qui nous a accueillis malgré l’odeur qui nous suivait (et le fait qu’il est 8h du mat) ! Une seule chambre est prête pour le moment, ça nous allait bien. Douche-massage-sieste pour tout le monde, nous le méritions !

Nous en avons profite pour ouvrir les cadeaux de maman, sortis non pas du sapin mais du sac a dos. C'était trop mignon!
Il faut que je fasse une liste de lecture pour les amoureux/curieux de l'Inde d'ailleurs...

On s’est ensuite un peu baladés dans la ville, Poste, Tourist info, « moskito repellent » et bâtiments de loin… (c’est noël, tout est ferme dans le Kerala, bien joue l’organisation) Avant de déjeuner dans un resto tibétain pour gouter les fantastiques momos.

 

C'est pas une balançoire c'est de l'art!


Pour l’anecdote, Biswa vient du nord-est, d’Assam, si vous faites une recherche google, l’Assam fait partit des « seven sister states » ce bout d’Inde encastre entre la Chine, le Bhoutan, le Bangladesh, le Nepal et la Birmanie. Autant vous dire que j’aimerais bien y aller pour des tas de bonnes raisons, mais je ne sais pas quand. On verra. Bref, les momos c’est pratiquement la bouffe de rue nationale. C’est comme les raviolis chinois en gros, mais avec un nom plus cool (avouez, momo ça sonne plus tendre que shumai).

Bref on s’est régalés.

 

Les rues de Cochi sont intrigantes

 

Kathakali

 On voulait se faire un musée mais finalement nous sommes allés faire un tour a la biennale d’art contemporain se tenant justement à ce moment-là. Assez rare en Inde, la vie artistique de Cochin m’a impressionnée : graffiti-collages, expositions, installations dans des parcs ou dans la rue…

Des musées et une vie culturelle, quoi !

 

Une petite douche et nous filons voir le spectacle de Kathakali, a l’intersection de la dance, musique et du théâtre traditionnel Keralais. Apres une heure de maquillage nous avons vu 45minutes du Mahabarat, autant dire que c’était la version très très abrégée (pour les curieux, la BD Sita’s Ramayana pour avoir un aperçu joli et facile des grands récits épique indiens).

Nous avons teste pour vous le resto Dal Roti, l’attente valait le coup pour diner dans cette jolie cantine, ne serait-ce que pour les parathas ! (manger nous traumatise hein ?)

Nous avons skypé la France pour les fêtes une petite demi-heure, et vite, se replonger dans le spectacle de l’Inde.

 Entre tradition et modernite

 

 

26 decembre

Arthur s’est bloqué le cou au réveil, c’est donc le signal du repos aujourd’hui ! Petit dej copieux au Tea Pot (cette ville est bourrée d’adresses aussi délicieuses que jolies) nous avons envoyé Arthur chez le masseur Ayurvedic. Il en est ressorti en bien meilleur état, nous en avons profité pour acheter une bouteille d’huile de massage locale =3 J’espère que nous pourrons nous payer un massage plus au sud !

Musee keralais

Nous avons laisse Arthur a l’hôtel avec des provisions avant de faire une paire d’emplettes : cartes, timbres, blouses pour nos saris… Forts de notre efficacité nous avons pris le ferry vers Ernakulam (vachement plus bonde qu’a 6h30 du mat pour le coup). Nous voulions visiter le Kerala Folklore Museum. Samosas et autre fritures locale grignotes dans le rickshaw ont fait notre festin, parce qu’on ne peut pas réfléchir le ventre vide n’est-ce-pas ? Le musée était très chouette et complet, avec Biswa qui nous expliquait des détails de l’histoire du Mahabarata ou de quelque divinité réincarnée au fil des siècles.

Le retour s’est fait en rickshaw par le sud de la ville cette fois. Cette ville est étonnante. L’hiver est revenu avec un ciel gris, moins chaud pour se balader. Nous attrapons Arthuro au vol, un peu groggy pour aller voir les chinese fishing net et retrouver mon ami Amit !

Pour le coup Amit est keralais mais vit à Bangalore ou nous nous étions rencontres alors que j’étudiais a Srishti. Nous avons tous les cinq fait une petite balade animée, la ville est de sortie pour le soleil couchant et le poisson frais. Malheureusement la lune est nouvelle et la mer trop basse pour voir les filets en action. Ça reste magnifique.

 

Fishing nets

 

Nous avons attaqué une quête de bière. Car oui ! Le Kerala est un état très a part : dernier à rejoindre l’union qui est devenue l’Inde, cet état est très chrétien, communiste, et pratique la prohibition (mais en fait certains resto servent de la bière ; Bière seulement). De café bobo-arti, en foule indienne (avec des parasols Kingfisher pour nous induire en erreur puisqu’ils ne servent que de l’eau minérale), enfin le graal en bouteille.

 

Les rues sont animees

Genie en 2jours

 

Une douce soirée s’est ensuivit, gentiment ivres après les bières nous avons mangé italien dans un joli restaurant blanc et bleu sous les toits (oui, les petits français ont eu un passager ras-le-bol des épices). En attendant le taxi pour Amit nous avons essayé de joindre papa (en vain, le bougre !) et discuté à l’hôtel joyeusement. Première fois qu’on se couche aussi tard ces vacances !

Quel plaisir de retrouver un bon ami et de le connecter aux autres ilots de sa vie. C’est peut-être le sort des expatriés : avoir des maisons-iles un peu partout, connectées les unes aux autres que par les récits.

On est heureux d’avoir cette vie fragmentée, nos êtres sont éclatés en multiple lieux-expériences qui nous rappellent de vivre dans le ici et maintenant. Seulement parfois on voudrait pouvoir coller les morceaux de la mosaïque ensemble.

 

patterns of india

 

 

27decembre

Bus vers Allepey, très random au petit matin. Nous avons réservé un peu à l’arrache (pour changer tient) pour pas cher un hôtel a 10 minutes de la plage. Le manager, Shibu, est très jovial et s’avéra être un excellent hôte. Il est venu nous chercher à la gare routière. L’assistant de Shibu, un peu simple mais très gentil s’est chargé de la suite des opérations.

 

Allepey c'est la version indienne de Venise

 

Comme des gosses =D

Nous nous sommes remplis l’estomac en attendant que les chambres soient nettoyées. Cela fait nous cherchions un tour en canoë dans les backwater. Le bureau officiel affiche complet et nous renvoie vers un collègue, mais voilà qu’en route … Shibu ! Il nous propose un tour similaire à meilleur prix. « Ah mais les mecs du gouvernement ils s’en foutent eux, ils ont les subventions tandis que nous on doit bien traiter les clients pour gagner notre croute ! » On est conquis.

 

La tache accomplie nous pouvons voir les chambres puis la mer qui fait des rouleaux (terribles !). Nous sommes plus d’une fois mélangés au sable. Quelques coups de soleil plus tard nous rentrons au Nanni Beach Residency pour une bière sur le toit. Avec le chant long et doux d’un Muezzin au loin, la bière a un gout de paradis (et puis il sert des pancake au petit déjeuner, il n'en fallait pas plus pour contenter les garçons).

 

La prochaine histoire se passe a Allepey, puis nous retournerons a Bangalore...

 

Quelle equipe!

Commenter

Posted by Gad on
C'est comme ca qu'on devient Tour Operateur
On voyage. On ecrit ( et tu le fais bien) et faire
Rever le lecteur dabs le partage des odeurs des gouts des images
Merci ce petit moment hors temps
Gros bises
Gadk
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