L'histoire d'un procès sous copyright

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Au travers d'un tweet d'@istreetshooter je suis tombé sur cet article, relatant le combat juridique de l'artiste Richard Prince contre Patrick Cariou. 


Mr Prince a utilisé illégalement les photographies de Mr Cariou (tirées de son livre « Yes Rasta ») pour produire une série de photo-collages et de peintures (« Canal Zone »).


La cour de justice a fini par trancher que certaines des images de Mr Prince étant « transformatives », c'est-à-dire qu'elles développaient une nouvelle esthétique et une nouvelle approche des images, elles répondaient au « fair-use », c'est-à-dire à la dérogation au copyright à des fins pédagogiques, critiques, de commentaires ou de parodies. Mais que les autres ne l'étaient pas.

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On pourrait se réjouir que cette dérogation soit, en quelque sorte, élargie à un travail artistique. Mais on ne peut s'empêcher en même temps de penser que le micmac juridique déterminant ce qui est ou n'est pas transformatif donne encore de beau jour au copyleft et à la culture libre.


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Car si cet exemple démontre le côté abracadabrant du système de protection du copyright, il démontre surtout que la loi à aujourd'hui du mal à gérer les pratiques artistiques, et que confrontée à un photographe reconnu et un artiste qui rapporte des millions, elle essaie de contenter tout le monde (enfin le monde présent sur place). Ce faisant elle met, une fois de plus, en danger les utilisateurs qui ne pourront juger correctement eux-mêmes de leur droit d'utiliser dans leurs travaux telle ou telle image.

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